AMOUR À PÉKIN

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Sonnet d’Antônio Lins

À Pékin, sous des lanternes couleur de sang,
Ton visage brûlait dans la brume d’Orient ;
Et la nuit, tel un vice, obscur et enivrant,
Buvait mon cœur fiévreux, lentement, doucement.

Dans les temples, où l’encens monte et se répand,
Ton corps était mystère, éclat éblouissant ;
Fleur du péché, du rêve, étrange et séduisant,
Parfum doux qui troublait ma raison en brûlant.

La lune, sur les toits silencieux de la ville,
Versait ses voiles blancs, voluptueux, tranquilles,
Sur l’antique cité plongée dans sa torpeur.

Et parmi les dragons, la fumée et le